Les vraies raisons de choisir une formation de secrétaire médicale

On ne s’improvise pas secrétaire médical, ni du jour au lendemain, ni sur un coup de tête. Derrière ce choix se cachent souvent des trajectoires singulières, des reconversions assumées, et des envies de continuer à peser dans la relation humaine au quotidien. IRSS Tours a ouvert ses portes à Emilie, tout récemment diplômée du cursus Secrétaire médicale, pour revenir sur son parcours et sur ce qui l’a amenée à franchir ce cap.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Emilie, j’ai aujourd’hui 38 ans et je suis en pleine réorientation professionnelle. Pendant dix-huit ans, j’ai exercé le métier d’aide-soignante. Depuis début juillet, je possède officiellement le diplôme de secrétaire médical. Cette nouvelle étape s’ouvre avec beaucoup d’enthousiasme et l’envie d’apprendre à chaque instant.

Qu’est-ce qui motive ce changement de voie ?

À un certain stade, il devient presque naturel de remettre ses choix en perspective. Sentir que ses priorités évoluent, c’est ce qui m’est arrivé. Je tenais à garder un contact fort avec l’humain, à continuer à avoir un impact direct dans la vie des autres. Secrétaire médical, c’est la possibilité de travailler aux côtés de médecins, de spécialistes, d’intégrer des équipes multiples, que ce soit en cabinet libéral ou à l’hôpital. Le métier s’est imposé : entre le sens de l’organisation et l’envie de relations de qualité, il rassemblait tout ce qui m’intéresse.

Pourquoi avoir choisi de se former à l’IRSS ?

L’IRSS de Tours, localisé rue de la Parmentière dans le quartier de La Riche, offre un vrai cadre pour se lancer, avec un large éventail de formations : santé, social, petite enfance, sécurité, paramédical, ou encore sport et sport business. La ville de Tours elle-même bénéficie d’un cadre agréable, d’une dynamique culturelle forte et d’une position géographique idéale, tout près de Paris. Ce qui pesait, pour moi, c’était l’accompagnement humain, la présence des formateurs, la possibilité de poser des questions, d’échanger avec les autres étudiants. J’ai recherché une formation concrète, pas un simple cursus à distance. Sur place, chaque apprenant trouve un soutien continu, que ce soit sur la théorie ou sur la pratique. Le coût, raisonnable, permet aussi de tenter sa chance sereinement dans le contexte d’une reconversion. Grâce à l’IRSS, j’ai pu, très vite après la fin du cursus, démarrer au sein de l’hôpital de Tours.

Quelles matières vous ont posé des difficultés ?

Au départ, deux domaines m’ont franchement intimidée : la comptabilité et l’informatique. Ces sujets m’étaient étrangers, il a fallu s’y confronter pas à pas. Avec du travail régulier et l’appui permanent des formatrices et formateurs, ces matières ont cessé d’être un obstacle et sont désormais des points forts, utiles au quotidien.

Racontez-nous la recherche de stage

La recherche de stage s’est lancée très en amont : j’ai envoyé de nombreuses candidatures, partout où je pouvais avoir une chance, aussi bien dans le secteur privé que public. Des cabinets jusqu’aux grandes structures. J’ai participé à des rencontres autour du recrutement et de la formation, ce qui m’a ouvert la possibilité d’effectuer deux stages au CHU de Tours, douze semaines en tout. Ces moments en immersion professionnelle ont compté dans mon parcours.

Quelles sont, selon vous, les qualités requises ?

Pratiquer ce métier demande beaucoup, je le constate chaque jour. En voici quelques aspects majeurs :

  • Organisation sans faille, précision dans les tâches
  • Capacité à rester discret et à garder le rythme
  • Relationnel robuste, écoute et bienveillance à toute épreuve

Savoir gérer la technicité est incontournable, mais les qualités humaines, se montrer attentif, comprendre chaque situation, s’ajuster en permanence, font la différence et installent la confiance sur la durée.

Comment s’est passée la relation avec les formateurs ?

La cohésion s’est créée dès les premiers jours, avec des profils très variés, chacun avançant à son rythme. Les formateurs ont su rendre accessibles les contenus les plus complexes et sont restés présents. Quand un module paraissait difficile, ils prenaient le temps, trouvaient l’angle juste, débloquaient les situations, sans jamais perdre de vue l’objectif professionnel à atteindre pour chacun.

Quel est votre bilan de cette formation ?

Pour moi, cette année fut un virage gagnant. Je repars avec un nouveau métier, de nouveaux collègues, des contacts précieux rencontrés à l’IRSS et au CHU, et la certitude d’être prête pour débuter mon activité en novembre. Tout ce qui a été appris, des savoir-faire concrets, une vraie assurance, des liens forts, va m’accompagner dans la suite.

Et pour la suite, quelles perspectives ?

Prochaine étape : m’engager pleinement dans le secteur public. En débutant comme adjoint administratif à l’hôpital et avec le projet de passer le concours d’assistant médico-administratif. Ce concours ouvre de nouveaux horizons, des fonctions de référent, des postes à responsabilité, par exemple secrétaire référent dans des groupements hospitaliers. La route ne s’arrête pas à un diplôme, elle se prolonge, se spécialise, se réinvente au fil des choix et des rencontres.

Changer de métier, c’est parfois provoquer sa chance, rouvrir des chemins inattendus. La formation de secrétaire médical ne se limite pas à un passage : elle façonne un parcours où chaque aptitude compte et où l’humain reste au centre. À chaque carrefour professionnel, le prochain défi se profile déjà, prêt à être saisi.

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